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SHANTI au Sommet Desertif’actions — Djerba, mars 2026 

SHANTI au Sommet Desertif’actions — Djerba, mars 2026 

Du 25 au 28 mars 2026, SHANTI a participé au Sommet international Desertif’actions à Djerba. Pendant quatre jours, plus de 400 participant.es venu.es du monde entier se sont réuni.es autour d’un même enjeu: comment renforcer la résilience des territoires face à la sécheresse, à la désertification et aux effets du changement climatique. 

Pour SHANTI, ces questions ne sont pas abstraites. Elles traversent directement les territoires dans lesquels nous travaillons, de l’oasis de Nefta aux zones forestières et rurales du Nord-Ouest. Elles touchent l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, les ressources naturelles, mais aussi les formes d’organisation collective qui permettent aux communautés de tenir, de s’adapter et de construire des réponses à leur échelle. 

Dans le cadre du programme TAGHYIR, cette participation a permis de relier nos questionnements locaux à des débats internationaux. Des membres des mécanismes de Nefta et du Nord-Ouest étaient présent.es pour échanger avec les acteur.trices venu.es d’autres pays, partager leurs réalités de terrain et écouter d’autres expériences. Des partenaires de TAGHYIR au Maroc, notamment des mécanismes de Berkane et de Nador, ont également pris part à cette rencontre. Leur présence a permis de rendre visible la dimension régionale du programme : des territoires différents, mais confrontés à des enjeux proches, autour de l’eau, de la terre, des savoir-faire locaux et de l’organisation collective. 

Parmi les temps forts du sommet, SHANTI a animé une table ronde sur le rôle des entités de l’économie sociale et solidaire dans l’adaptation au changement climatique et le renforcement de la résilience face à la sécheresse. L’objectif n’était pas d’ajouter un discours de plus, mais de partir d’expériences concrètes : celles des GDA, des producteur.trices, des artisanes, des associations locales et des initiatives collectives qui cherchent déjà à préserver les ressources, valoriser les territoires et créer des alternatives économiques plus justes. 

Cette réflexion s’inscrit dans un travail engagé depuis plusieurs mois. À l’automne dernier, SHANTI avait déjà organisé un atelier préparatoire à l’Institut Sylvo-Pastoral de Tabarka, autour des liens entre ESS, climat, ressources naturelles et résilience territoriale. À Djerba, ces échanges se sont élargis. Les enjeux forestiers du Nord-Ouest ont rencontré ceux des oasis, notamment à Nefta, où la pression sur l’eau, la fragilisation des systèmes agricoles et la transmission des savoir-faire posent des questions urgentes pour l’avenir. 

Ce que Desertif’actions a permis, c’est aussi cela : faire dialoguer les échelles. Partir des réalités très concrètes d’un territoire, d’un champ, d’une oasis, d’une forêt, d’un collectif de producteur.trices, et les mettre en lien avec des débats mondiaux sur la désertification et l’adaptation climatique. 

Les réflexions portées à Djerba nourriront les travaux qui seront présentés lors de la prochaine COP désertification, prévue en Mongolie cet été. Pour TAGHYIR et pour SHANTI, c’est une manière d’affirmer que les réponses aux crises climatiques ne peuvent pas être seulement techniques. Elles sont aussi sociales, territoriales et collectives. Elles se construisent avec les communautés, à partir de leurs pratiques, de leurs savoirs et de leur capacité à faire ensemble. 

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