« Les étudiant·es du Master MOESSIS au cœur de l’ESS » : l’Association Homme et Environnement organise la première Journée de l’Économie Sociale et Solidaire à la FSJES d’Oujda dans le cadre du programme TAGHYIR — 9 avril 2026

Et si l’université devenait un espace où l’on ne se limite plus à étudier l’économie sociale et solidaire, mais où on la fait réellement vivre, expérimenter et construire ?
C’est précisément cette ambition qui a guidé la première Journée de l’Économie Sociale et Solidaire organisée à la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d’Oujda, le 9 avril 2026, sous le thème : « Les étudiant·es du Master MOESSIS au cœur de l’ESS ».
Cette rencontre marque un moment fondateur pour la FSJES d’Oujda et pour le programme TAGHYIR, en transformant un cadre académique en un espace d’engagement, de dialogue et de co-construction entre étudiant·es, enseignant·es, acteur·rices associatifs et partenaires institutionnels.
Une dynamique née d’un partenariat et d’un engagement collectif
Cette première édition s’inscrit dans la continuité du partenariat signé le 11 mars 2026 entre l’Association Homme et Environnement de Berkane et la FSJES d’Oujda, dans le cadre du programme TAGHYIR, financé par la Coopération Espagnole et porté par l’ACPP (Asamblea de Cooperación por la Paz).
Au-delà de la dimension institutionnelle, cette journée incarne surtout un passage à l’action : après les engagements, la mise en œuvre concrète sur le terrain universitaire.
Elle traduit une volonté partagée de renforcer les passerelles entre université, société civile et acteurs du développement territorial, en plaçant les jeunes au centre des dynamiques de transformation sociale.

Les étudiant·es au cœur de l’organisation et de l’action
L’un des éléments les plus marquants de cette initiative est l’implication directe des étudiant·es du Master « Management des Organisations de l’Économie Sociale et Solidaire et Innovation Sociale » (MOESSIS), en collaboration avec le club ENACTUS de la FSJES d’Oujda, l’Association Homme et Environnement et l’ACPP.
Les étudiant·es n’ont pas seulement participé à l’événement : ils et elles en ont été les acteur·rices principaux·ales, de la conception à l’animation.

Dans cette dynamique, l’événement a également été pensé comme un espace de professionnalisation. Les étudiant·es ont été encouragé·es à contribuer à la valorisation de leur formation à travers la conception d’une brochure du Master MOESSIS, destinée à présenter le programme aux partenaires et futur·es étudiant·es.
En parallèle, la réalisation de supports visuels tels que des roll-up institutionnels et la création de badges pour les étudiant·es organisateurs ont permis de renforcer leur visibilité, leur engagement et leur sentiment d’appartenance.

Ces outils ne relèvent pas uniquement de la communication : ils participent à structurer une identité collective et à préparer les étudiant·es à l’organisation de futurs événements académiques et territoriaux.
Cette approche s’inscrit pleinement dans la philosophie de TAGHYIR : former des jeunes capables d’agir, de représenter leur formation et de porter des initiatives concrètes dans leurs environnements universitaires et territoriaux.
Une université qui s’ouvre à son territoire
Le thème choisi, « Promotion du développement territorial au Maroc et en Tunisie sur la base de modèles d’ESS faits par et pour les personnes », reflète une orientation claire : rapprocher l’université des réalités sociales, économiques et humaines des territoires.
Cette journée a permis de mettre en discussion des expériences, des pratiques et des réflexions autour de l’économie sociale et solidaire, en soulignant son rôle dans la création de solutions locales, inclusives et durables.
Le thème choisi, « Promotion du développement territorial au Maroc et en Tunisie sur la base de modèles d’ESS faits par et pour les personnes », reflète une orientation claire : rapprocher l’université des réalités sociales, économiques et humaines des territoires.
Cette journée a permis de mettre en discussion des expériences, des pratiques et des réflexions autour de l’économie sociale et solidaire, en soulignant son rôle dans la création de solutions locales, inclusives et durables.

Elle a également mis en évidence une évolution importante : celle d’une université qui ne se limite plus à transmettre des savoirs, mais qui cherche à les confronter aux réalités du terrain et aux besoins des territoires.
Une coopération structurante au service des jeunes
Cette première édition a réuni plusieurs acteurs engagés dans une même dynamique : la FSJES d’Oujda, le Master MOESSIS, le club ENACTUS, l’Association Homme et Environnement de Berkane et l’ACPP.
Cette convergence illustre une volonté commune de construire des espaces d’apprentissage et d’action où les jeunes occupent une place centrale.
À travers le programme TAGHYIR, cette coopération vise à renforcer l’implication des étudiant·es dans les initiatives de développement territorial, tout en favorisant une articulation plus forte entre formation académique et engagement de terrain.

La voix des étudiant·es au cœur du débat
Au-delà des interventions des expert·es et des partenaires, cette journée a été marquée par la prise de parole active des étudiant·es. Portant leurs badges et leurs questions, ils et elles ont pleinement assumé leur rôle d’acteur·rices, interpellant les intervenants et partageant leurs analyses des réalités territoriales.


Un point de départ pour une dynamique durable
Au-delà de son caractère inaugural, cette première Journée de l’Économie Sociale et Solidaire représente surtout le début d’une dynamique appelée à se renforcer.
L’ambition portée par les partenaires est de faire de la FSJES d’Oujda un espace vivant de réflexion, d’expérimentation et d’action autour de l’ESS, de l’innovation sociale et du développement territorial.
Cette initiative marque ainsi une étape importante dans la construction d’un modèle de formation plus ouvert, plus participatif et plus ancré dans les réalités des territoires.
Car au cœur de cette dynamique, une conviction s’impose : les étudiant·es ne sont pas seulement les futur·es acteur·rices du changement, ils et elles en sont déjà les moteurs.
Etouzani Loubna – AHEE- Maroc- Berkane
Responses